Etre une femme.

Aujourd’hui je vais un peu sortir de la naturopathie et de mes conseils habituels, car j’ai envie de partager avec toi sur un sujet qui m’affectionne tout particulièrement, et pour cause, j’en suis une. Etre une femme.

J’ai réalisé qu’être une femme pouvait être considéré comme une réelle profession quand j’ai été maman pour la première fois, et que j’ai commencé à m’occuper de mes filles à temps plein.

Pour être une femme reconnue et respectée par la société, il faut être belle, pas trop grosse, mais pas trop maigre non plus car les hommes aiment les femmes qui ont des formes (et une poitrine généreuse).

Il faut aussi idéalement avoir un beau fessier et une taille de guêpe, et tout ça que tu aies eu des enfants ou pas, que tu aies une culotte de cheval ou pas…

Il faut aussi avoir un peu de jugeote, eh oui c’est déjà suffisamment difficile de se démarquer, alors si par malheur tu n’as pas fait un minimum d’études, tu es tout de suite mal jugée.

Il faut s’entretenir, faire du sport, pour ta santé oui mais surtout pour que ton mec continue à te regarder après des années de vie commune.

Il faut savoir gérer son foyer, cette partie comprend une tripotée de rôles : être la comptable, gérer le linge, le ménage, les courses, l’organisation quotidienne de toute la famille etc.

Il faut aussi savoir concilier sa vie professionnelle avec sa vie de famille et ses envies (sorties, temps pour soi…).

La société nous en demande donc beaucoup en tant que femme, et on se doit d’avoir toutes les casquettes, en plus de devoir continuer à être au top, et à prendre soin de soi.

La femme active.

Mon quotidien quand je bossais sur Paris se résumais à me lever, me doucher, m’habiller, verser mon café chaud dans mon thermos Starbuck et courir en talons aiguilles après le bus. Ensuite, attendre le RER sur le quai, qui la plupart du temps avait du retard. Une fois assise dans le wagon de tête en haut (va savoir pourquoi mais j’ai toujours préféré être en haut qu’en bas, peut être car j’avais l’impression de dominer le monde en étant en hauteur), je buvais enfin mon café encore fumant avec un pain au chocolat que je venais d’acheter à la boutique cheap qui se trouvait à l’intérieur de la gare. Ensuite je m’attelais à me maquiller légèrement, un peu d’anti-cernes, puis les yeux avec un trait de crayon noir et un peu de mascara. Enfin, je pouvais fermer les yeux pendant 50 minutes jusqu’à ma station.

Première difficulté en tant que femme : les talons aiguilles.

Instrument de torture tant pour les pieds que pour la colonne vertébrale, outil quasiment indispensable pour toute femme active qui travaille en entreprise et qui doit être bien habillée.

Les talons sont aussi un moyen pour une femme de mettre son physique en valeur vis-à-vis de la gente masculine, puisqu’ils permettent à toute femme n’ayant pas de fessiers d’avoir une cambrure à la Salma Hayek.

Certaines femmes ont la bonne idée de glisser dans leur sac à main leurs talons et de chausser une paire de ballerines, histoire de ne pas se ruiner les pieds dans les couloirs de nation ou de gare de Lyon à courir jusqu’au quai blindé.   

Deuxième difficulté : le sac à main.

Ce foutu sac à main, pourquoi est-il toujours aussi lourd ???? Je n’ai jamais su pourquoi, parce que je n’y met rien de spécial. Une fois par an il m’arrive de le vider histoire de soulager mon dos, et puis surtout parce qu’à force de le porter je ne peux plus le voir en peinture, et là je retrouve de ces trucs  dedans !! Des tickets de carte bleue et des tickets de caisse écrasés par centaines, des pièces (toujours que des centimes bien sûr), des papiers, du courrier et encore du courrier ; des amendes de stationnement impayées tombées dans l’oubli, mes charges de copropriété du trimestre, et puis des chèques fidélité périmés depuis l’année dernière. Puis comme je suis une femme j’ai aussi un labelo, un gloss, un mascara, un eyeliner, du doliprane, et mon portefeuille bien entendu. Ahhh ce fameux portefeuille dedans  il y a une dizaine de cartes de fidélité que je n’utilise jamais.

Je ne sais pas toi mais le pire c’est qu’à chaque fois que je sors avec mon mec, il a le culot de me refiler son portefeuille et ses clés pour que je les mette dans mon sac, comme s’il n’était pas assez lourd !

Troisième difficulté : la coiffure.

Quand tu as les cheveux bouclés, tu n’as pas trente mille solutions pour te coiffer le matin. En gros soit tu les laves et là tu peux les coiffer, soit tu les mouilles et là tu les coiffes avec tes doigts, soit tu fais un brushing.

Ah le brushing !!! Combien de fois j’y ai passé plus d’une heure le matin, entre le sèche-cheveu puis le lisseur, et là je sortais et je me tapais la pluie. Je te laisse imaginer la suite.

La femme trentenaire qui désire avoir des enfants.

Passé un certain cap, je ne connais pas une seule femme qui ne commence pas à avoir envie d’avoir des enfants.

Première difficulté, faire un enfant.

Les hommes n’ont pas cette difficulté, car non seulement ils sont fertiles à vie, mais en plus il est plus facile pour un homme de dire à sa compagne (même au bout de peu de temps de relation), qu’il veut lui faire un enfant, que l’inverse.

Je ne te vois pas dire à ton mec au bout de quelques mois de relation, voire un an, euh bon chéri maintenant je vais avoir 35 ans donc stp fais moi un enfant car mon horloge interne tourne. Il risque de s’enfuir en courant.

Deuxième difficulté, avoir recours à la PMA.

Ce n’est pas facile pour une femme de recourir à la procréation médicalement assistée. Il y a celles qui n’arrivent pas à tomber enceinte, et qui se tournent donc vers cette voie pour réussir.

Il y a aussi celles qui veulent recourir à la PMA, car elles ne trouvent pas l’homme idéal, et car elles veulent à tout prix être maman.

Quoiqu’il en soit, dans les deux cas cela demande beaucoup de courage et de persévérance. Non seulement cette démarche est coûteuse (au-delà de 3 FIV cela devient payant), mais c’est un vrai parcours du combattant.

Calcul de la date d’ovulation, surveillance accrue de chaque signe d’une éventuelle grossesse, prise de poids, bouffées de chaleurs, nausées, piqûres d’hormones, rendez vous fréquents chez le gynécologue…

J’ai donné trois ans de ma vie entre 2011 et 2014 à essayer de tomber enceinte (mon compagnon de l’époque était stérile, et je voulais absolument être mère). J’y ai laissé une trentaine d’ovules, trois FIV, dont 2 transferts d’embryons congelés, et 2 inséminations artificielles, sans compter les nombreuses hormones ingérées.

Tout ça pour dire que même lorsqu’une femme est « saine », c’est elle qui supporte ce fardeau.

La femme enceinte.

Etre enceinte n’est pas perçu de la même manière par toutes les femmes.

Forte heureusement, j’ai vécu mes deux grossesses comme les plus beaux instants de toute ma vie. Hormis quelques désagréments, je ne me suis jamais sentie si heureuse et si bien que lorsque j’étais enceinte.

Il y a néanmoins celles qui vivent cet évènement très mal, qui ont des nausées du début à la fin, qui ont tous les symptômes désagréables de la grossesse, et qui pour finir vivent un accouchement très douloureux.

Les hommes ne connaîtront jamais ces désagréments, est-ce une chance pour eux, ou bien au contraire doit-on les plaindre pour cela ?

J’ai tendance à penser qu’ils ne savent pas ce qu’ils ratent et je n’échangerai ma place pour rien au monde.

L’adolescente.        

Première difficulté, être une jeune fille.

Se chercher, essayer de se faire remarquer, de se faire des amis.

Deuxième difficulté vouloir plaire aux garçons.

Avoir envie d’être belle malgré son acné, de sortir pour la première fois avec son petit ami, de se faire inviter à la boom de la blonde à la peau lisse qui a la cote avec toute l’école.

L’adolescence n’est pas de tout repos pour une jeune fille, les garçons à cet âge sont bien méchants souvent, et ce n’est pas facile de trouver sa place.

La mère de famille.

Etre une mère de famille c’est gérer son foyer, son mari, ses enfants, et pour certaines ses petits enfants, mais pas seulement.

Première difficulté, accepter de vieillir.

Une femme qui passe un certain cap et qui devient grand-mère, commence à avoir des peurs, des craintes, des doutes sur elle-même, sur la vie, sa santé. Elle se pose des questions sur ce qu’elle a accompli jusqu’alors, se demande ce qu’elle va encore accomplir, si elle sera là encore dans tant d’années pour voir ses petits enfants aller à la fac.

Deuxième difficulté, continuer à plaire.

Cette femme a aussi encore envie de plaire, de se faire plaisir, de mordre la vie à pleine dent, de voyager.

Je suis toutes ses femmes, et nous sommes toutes ses femmes. Etre une femme n’est pas facile c’est vrai, mais c’est merveilleux, et pour rien au monde je ne voudrais être dans la peau d’un homme.

4 commentaires sur “Etre une femme.

  1. Tellement de vérité dans ce texte..
    Une femme doit avoir des épaules très larges… multicasquettes …
    Une femme est un ascenseur émotionnel car elle est tellement de choses, le roc de la famille, la tendresse de la famille, l’infirmière de la famille, la psychologue de la famille et j’en passe, mais c’est un tel trésor à connaître une vie de bonheur 💓💓

    Aimé par 1 personne

  2. Merci d’avoir écrit cet article j’ai adoré et j’ai hâte de lire les prochains…
    En lisant ces quelques lignes on ressent moins ce moment de solitude qui nous fait sentir ridicule, ou bien se dire est ce que toutes les femmes autour de moi ressentent la même chose ou pas? Elles ont l’air si sereine si belle si parfaite…et au final tu te rends compte que non elles sont comme toi comme moi comme nous toutes
    Merci encore 😊😘

    Aimé par 1 personne

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